Le Cinématographe
Easy Rider!
Un Singe en Hiver
La chanson de Jackie ( J. Brel )






UN samedi soir qui ne décolle pas, je décide de regarder cette liste de divx qui pourrit l’espace libre de mon pc. Easy Rider, bon c’est un film culte paraît-il, par contre le trip de voir des Harley et des gros balaises qui puent le tabac gris pendant deux heures ne me plait guère.


Bon j’essaye, le culte de film est énorme, somme toute cela vaut bien le gravage. Quelle ne fut pas ma surprise, les cinq premières minutes sont enchanteresses. Est-ce le rail de coke pris sur le pouce par les deux motards (Denis Hopper et Peter Fonda) avant une chevauché en Harley ? Non. Plutôt la chevauché en Harley et le style du réalisateur ( Dennis Hopper multicarte ), des images subliminales tirées de nul part et l’intelligence de filmer soit les motards soit le paysage qui les entoure sans se limiter à la route.


Et quel paysage, sur fond d’un voyage entre L.A et New Orleans les amateurs de Kerouac ont déjà le cœur qui frissonne. Ainsi quel autre film vous déclenche l’envie d’une bière aussi rapidement, je n’en ai dégusté aucun auparavant, cinq minutes je dis bravo et sort l’Hoeggarden grand cru !


Le film déroule, dans cette Amérique frêle des campagnes et des déserts les protagonistes transportent on ne sait quoi dans le réservoir de leurs motos. Un Hippies est pris en stop par nos deux lurons, celui ci les emmènera dans un camp de hippies aussi pauvres que défoncé. L’entourloupe a lieu, et le duo doit s’enfuir, le prochain objectif étant un carnaval qui va tourner court.


Afin de manifester leur enthousiasme nos valeureux bikers suivent à quelques mètres une fanfare qui parade, ce n’est pas du gout du shérif qui les met dans ma prison de cette ville, et leur annonce qu’ils sont coupables d’avoir défilés sans autorisations. Mais cette prison n’est pas du même cru que nos taudis français. Non cette prison là a la classe de détenir en son sein un avocat qui sommeille, rond comme un ballon, mais aussi renommé qu’un prince, prince incarné par le divin Jack Nicholson. Le bon Jack au passage n’est pas loin de son meilleur role même.


Mais le drame doit bien commencé quelque part, cet avocat fait l’erreur d’accompagner les deux bikers, une halte dans un bled s’en suit, un petit arrêt dans le restaurant du village les mets nez à nez avec le maire le shérif et l’idiot du village. Quelques railleries et provocations plus tard le trio décampe avant d’être arrêter.


Les trois hommes décident de camper non loin du village, au cours de la nuit le shérif et ses hommes se persuadent que ces étrangers méritent une correction. Rossé de coup, Dennis Hopper s’en sort, mais le personnage qu’incarne Nicholson lui est trop fragile.


« Qu’est ce qu’on fait de ses affaires ? On envoie tout à sa famille. ».


Jack aura laissé dans ce film une formidable envolée lyrique sur les OVNIs, et un discours sur la liberté convaincant :


« Ces gens parlent tout le temps de libertés individuelles mais dès qu’ils voient un individu libre ils en ont peur ».

 


Je m’arrête ici car l’intensité dramatique de la fin du film est trop forte pour que je puisse vous la raconter.

 



EASY RIDER
envoyé par loloamex
 
 
Easy Rider
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